Ocean Fifty

Les mots du bord : Baptiste Hulin, Viabilis Océans

On vit la course pleinement, donc on n'a pas trop eu le temps de faire un peu de rétrospective de tout ce qui s'est passé depuis le départ. C'est vrai qu'on est parti quand même avec 140 milles de retard sur la tête de flotte. On a eu jusqu'à 200 milles de retard, à un moment donné, quand ils sont arrivés aux Canaries et que nous, on était encore le long du Portugal. Donc voilà, c'est sûr que pour l'instant, la course est dingue.

D'avoir pris la tête de course à Edenred 5 sur une avarie, c'est quelque chose que je n'apprécie pas, mais bon, ça fait partie aussi du jeu. Il faut l'accepter, on fait un sport mécanique.

En tout cas, on est hyper contents d'être en tête, c'est dingue. On va tout faire pour que ça reste comme ça. Mais c'est loin d'être gagné parce que les conditions ne sont pas simples jusqu'à l'arrivée.

Class40

Les mots du bord : Axelle Pillain, ENGIE - Dessine-moi la High Tech

Il y a de l'écume derrière nous, dans le sillage, ça j'aime bien regarder. Ça permet de savoir si on a une bonne vitesse, c'est agréable. C'est un peu comme quand on voit les heures défiler le long de la route, on sait qu'on fait des milles et qu'on arrive en Martinique. 

Hier, la nuit a été magnifique, il y avait de la pleine lune, il y avait les éclairs aussi. On voyait les gros nuages qui arrivaient, c'était impressionnant. Mais il y a une beauté qui me fait un petit peu peur quand même !

ULTIM

Les mots du bord : Thomas Coville, Sodebo Ultim 3

On ruisselle de partout tout le temps, il faut énormément s'hydrater. On n'a pas forcément très faim, du coup, très vite, on peut se retrouver avec un peu en difficulté physiquement. On gère bien ça avec Ben, on arrive à bien se relayer, sans qu'il y ait vraiment de quart avec des heures précises. Depuis le début, on a toujours fonctionné en fonction des besoins de l'un et de l'autre, en s'adaptant évidemment aux manœuvres qu'on fait toujours à deux, et aux décisions qu'on prend dans les moments stratégiques, et puis après, on se répartit nos moments de repos. Quand ça peut se faire comme ça à deux, c'est vraiment magique.

Class40

Problème structurel réparable à bord du Class40 VSF SPORTS

Lors du passage du front la nuit passée et dans un mer formée, Pep Costa et Pablo Santurde del Arco qui navigaient prudemment au près dans 4m de creux, ont constaté un problème structurel à bord de leur Class40 VSF SPORTS, au niveau de la poutre longitudinale parallèle à la quille, située en fond de la coque.

Cette avarie les a contraints à réduire leur vitesse afin de préserver leur monocoque tout en poursuivant leur route.

Après avoir prévenu la Direction de Course, le duo a contacté l'architecte du bateau afin d'évaluer la situation et d'évoquer les moyens de réparation.

Deux solutions s'offrent à eux :
- réparer en mer dans un endroit abrité
- ou faire une escale à Santa Maria, une île située au sud-est de l'archipel des Açores qui ne nécessite pas un détour majeur pour le duo VSF Sports.

"Ces deux options sont à l'étude. Si nous pouvons réparer comme il le faut en mer, nous ferons ce choix. Autrement, ce sera l'arrêt au stand à Santa Maria que nous atteindrons dans une vingtaine d'heures environ (soit jeudi 6 novembre entre 6h et 9h TU) et où nous avons des contacts qui nous attendent. Il nous faudra respecter le stop obligatoire de 4 heures comme indiqué dans les instructions de course : le temps de laisser sécher la stratification avant de repartir en course." Indiquait Pep Costa en fin de matinée à son équipe.
 

Une autre course dans la course pour Pep et Pablo qui, s'ils sont tristes d'abandonner la compétition avec le groupe de tête, mettent tout en œuvre pour réparer dans les meilleures conditions et au plus vite afin de terminer cette TRANSAT CAFE L'OR Le Havre -Normandie.

Class40

Flash info - problème technique à bord de Crosscall

Suite à la tempête de la nuit, un des safrans du Class40 Crosscall est bloqué en position haute car une vis s'est cassée abimant la ferrure de cet appendice. 
À bord, l’enjeu est désormais double : continuer à naviguer sans aggraver la situation, tout en cherchant une solution de réparation en autonomie.
Aurélien DUCROZ et Jonathan CHODKIEWIEZ cherchent une solution de réparation possible en mer. 

Sinon, un petit stop à Madère deviendra incontournable pour réparer. Le duo continue, déterminé à rallier la Martinique. Plus d’info à venir.

IMOCA

Les mots du bord : Simon Koster, Café Joyeux

Petit message de la nuit depuis Café Joyeux. On est sous Grand Spi. On est 18, 20 nœuds de vent. Ça avance vite.

 Du coup une nuit un peu plus active, il faut être un peu plus proche des écoutes que d'autres nuits où c'était un peu plus stable. Là on est dans le cockpit, quasi l'écoute dans la main. Mais c'est sympa, ça file vite. [...]

Et à part ça, quoi dire d'autre ? On lave bien le pont en ce moment. Parce que de temps en temps il y a quand même des vagues, ça plante fort. On regarde un peu dans le rétroviseur, parce qu'il y a un TGV qui s'appelle Paprec Arkéa qui arrive rapidement sur nous. 

On est bien dans le rythme avec Nico. Surveillance des écoutes, météo, dodo, intercalé avec des plaquettes de chocolat et de la viande séchée !

Class40

Les mots du bord : Pep Costa, VSF Sports

Tout va bien, on a le moral, on a déjà passé deux fronts, là c'est un autre qui vient, donc la méthode n'est pas simple du tout avec beaucoup d'instabilité. Mais bon, on fait au mieux qu'on peut. On sait que la suite n'est pas simple du tout avec potentiellement plus de fronts à passer, donc il va falloir voir comment ça va se passer. Mais bon, on va dire que le gros sujet c'est maintenant d'arriver sur les Açores du bon côté et préserver le bateau. Donc on essaie de faire ça bien.

On est content et on a le moral pour batailler.

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