IMOCA

Course poursuite dans l'Atlantique

Après plusieurs jours à batailler dans des petits airs au niveau des Canaries, les IMOCA ont pu lâcher les chevaux dans les alizés. L’occasion pour les cinq premiers de s’échapper et surtout d’affoler les compteurs.

Les 4 flottes rivalisent de vitesse - Récap du 3 novembre

Class40

Le Class40 Viranga se déroute vers Cascais.

Le Class40 Viranga se déroute vers Cascais.

Les deux skippers font route vers le port portugais suite à la rupture de leur chape d'étai (pièce tenant l'étai). 
Le mât est sécurisé.

Plus d'informations à venir.

Class40

Les mots du bord : Alexandre Bellangé, Belco-CEC

On est parti pour traverser la première dépression et aller chercher une bascule du vent à droite pour pouvoir faire du sud. Si d'ici là, il y a un chemin qui se crée pour nous permettre d'aller un peu plus sud, au niveau des Açores, on va le prendre. Et si on ne peut pas, comme dit Louis, on va renvoyer à l'ouest. Et puis ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il y ait une porte qui s'ouvre.

IMOCA

Les Mots du bord : Sam Goodchild, Macif Santé Prévoyance

On a Loïs ou moi sur la perf en permanence pour être sûr qu'on va vite tout le temps, avec des changements de conditions de vent, de mer...On a le reste du temps pour regarder la mer, se reposer, manger et vérifier que tout va bien sur le bateau. Il reste quand même 2000 miles à faire comme ça. Il va falloir qu'on trouve une manière de tenir la cadence sans trop se stresser.

La ruée vers l’Ouest

Les ULTIM, les Ocean Fifty et les IMOCA ont appuyé sur l’accélérateur ces dernières heures. SVR-Lazartigue (ULTIM) se rapproche des côtes brésiliennes, Charal (IMOCA) mène un groupe de cinq aux dents longues dans les alizés et Edenred 5 (Ocean Fifty) continue d’impressionner. Chez les Class40, un choix de route, qui devrait s’effectuer dans la soirée, pourrait beaucoup conditionner le rapport de force au sein de la flotte. Explications.
Ocean Fifty

Les Mots du bord : Thomas Rouxel, Viabilis Oceans

On se posait pas mal de questions. Dès qu'on a récupéré le dernier fichier météo, on l'a analysé et on a vu qu'il y avait une opportunité de passer au nord de l'île. Et qu'au contraire, l'option de faire le grand tour, elle était de moins en moins bonne. [...]
Donc, on a pris l'option de contourner l'île par le nord. Ce qui nous a fait une belle petite visite. Ce qui, au final, je pense, était la bonne option.

Des villages vacances pour animaux marins

Le Cap-Vert, archipel isolé de l’Atlantique tropical, est à la fois un trésor naturel et un terrain de recherche exceptionnel. Sa biodiversité marine est unique par les espèces locales. Cependant, celles-ci sont vulnérables aux espèces non-indigènes introduites via les coques de bateaux ou les eaux de ballast. Outre les centaines de navires de commerce et de plaisance qui fréquentent le port de Mindelo chaque année, le Cap-Vert voit passer au large les Ultim, les Ocean Fifty et les Imoca de la TRANSAT CAFÉ L'OR Le Havre Normandie. L’augmentation du trafic maritime disperse involontairement des organismes marins exotiques et parfois invasifs.
Ocean Fifty

Luke Berry croise son ancien Mini 6.50

IMOCA

Les Mots du bord : Jérémie Beyou, Charal.

C'est reparti, on a eu un début de soirée difficile parce qu'on est allé un peu trop vite et on est tombé dans l'influence de la dorsale là-devant. On a un peu buté dedans, en tout cas beaucoup plus que nos poursuivants. On a lâché une bonne trentaine ou quarantaine de milles là-dedans. Pas très drôle, mais c'est un des avantages d'être en tête. 

ULTIM

Les Mots du bord : Franck Cammas, SVR-Lazartigue.

Ces navigations sur le fil, c'est aussi ça que tu aimes Franck ? 

Oui bien sûr, c'est pour ça que j'aime le multicoque, c'est toujours un peu challengeant, de rester à ces vitesses là, et de contrôler ces grosses machines tout seul, ou à deux, c'est un exercice d'équilibre permanent, et en même temps il faut quand même vivre, dormir, manger, et se reposer sur ces bateaux qui ne s'arrêtent jamais, et qui sont toujours sur le fil ! 

Donc c'est des exercices excitants, plaisants, un peu stressants, mais pas tout repos effectivement.

Ocean Fifty

Les Mots du bord : Emmanuel Le Roch, Edenred 5.

Derrière ça se bataille bien aussi donc entre la deuxième, troisième et jusqu'à la cinquième place, c'est chaud et je nous mets dedans, les bateaux sont quand même assez serrés même les avances de 40-50 milles, c'est une heure et demie deux heures de bateau le moindre pépin, les petits copains reviennent, faut faire attention jusqu'à la fin je pense, c'est que tout le monde tient sa place et une place ça peut vite être perdue. 

Class40

Les Mots du bord : Corentin Douguet, SNSM Faites un don !

Les conditions de départ étaient un peu plus tranquilles. Ça a permis de se remettre dans le bain plus en douceur qu'au départ du Havre. On arrive à faire des quarts assez longs, avec quasiment 3h de quart, donc 2h30 à la bannette, grignotage et habillage compris, ça fait 3h. C'est plutôt un rythme cool qu'on va essayer de conserver puisque ça permet d'être assez efficace et reposé. 

Ecoutez les audios et vacations des marins !

Chaque jours retrouvez de nouveaux audios dans l'espace Images & Sons

IMOCA

Journal de bord : Xavier Macaire, TEAM SNEF - TEAMWORK.

Tout va bien à bord. On a passé une bonne nuit, un peu active avec manœuvres, empannages, changements de voile pour essayer de bien se caler par rapport à la dorsale qui fait descendre les alizés. On essaie de vraiment bien se positionner pour passer dans son sud, car si on passe plus Nord la route est plus courte, mais on a le risque de tomber dans la molle. Au Sud la route est plus longue mais on est plus certains d’avoir du vent tout le temps. C’est un peu prise de tête de choisir nos trajectoires, on se pose pas mal de questions. Le bateau va bien, ça avance bien, ce n’est pas toujours facile dans la mer car ça tape beaucoup et on a un peu de mal à passer les vagues. On va pourtant vite au portant, à 20/25 nœuds, mais ça ralentit vite quand on tape dans celles-ci. On essaie donc de trouver les meilleurs réglages pour aller le plus vite possible ! 

Côté vie à bord on est en forme, on mange bien, la vie est rythmée par les petites choses du quotidien : les fichiers météo le matin et le soir, les classements toutes les heures, les repas, les siestes toutes les deux heures environ, les charges moteur (qui réchauffent le bateau ce dont on se passerait bien), etc.

IMOCA

"Je sais pas comment on va revenir, mais on va essayer !" | ALLAGRANDE MAPEI

Class40

Journal de bord : Ulysse Pozzoli, Renovatec - Voiles et Performances.

Hello tout le monde,

Journée compliquée aujourd’hui : nous sommes dans une bulle sans vent et nous rencontrons des difficultés avec notre pilote… Dans la bataille, nous avons dû laisser quelques milles à nos concurrents… arf…

On est à pied d’œuvre pour tout remettre dans le bon sens.

Le moral est là, les bonhommes et notre beau bateau aussi !

À très vite

Du jeu et de l’enjeu

La Martinique avance à grands pas pour les multicoques attendus jeudi à Fort de France. La TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie rentre dans son money time avec les ULTIM qui volent à plus de 30 nœuds de moyenne en parallèle des côtes sud américaines. Les Ocean Fifty déboulent, presqu’à mi-chemin entre le Cap Vert et les Antilles en dessous d’une zone de vents faibles que vont devoir négocier dans les prochaines 48 heures les IMOCA. Pas de changement de leader dans ces trois classes mais beaucoup d’intensité. Fatigués, les équipages qui ont déjà une semaine de course dans les bottes, peuvent se consoler en pensant aux Class40 pour qui le bonheur est dans le près. Un près plus ou moins ouvert d’ailleurs selon les stratégies des uns et des autres. La prime va ce matin aux concurrents positionnés les plus au Nord, qui tirent sur la barre pour aller se coltiner le plus vite possible un front à franchir dans la journée.

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