L'essentiel

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Mot du bord - Corentin Douguet SNSM Faites un don !

Chronique du dimanche (mais cette fois, ça tombe un dimanche!)

Vous en avez de la chance les terriens, aujourd’hui vous pouvez suivre la finale du Masters de simple Alcaraz / Sinner, et la finale du Masters de double "Pirouette-Chatteux" / Douguet-Trehin. Elle est pas belle la vie ?
Bon d’accord, la finale de double va s’éterniser jusqu’à demain, mais on fait ça pour laisser un peu de place aux tennismen dans les médias, sinon ils vont encore faire leurs oin-oin : « on parle jamais de nous, il n’y a que la course au large qui intéresse les journalistes, et patati et patata… »
Donc comme on est sympa, on joue le 5e set aujourd’hui, et le super tie-break demain.
Les modèles voient beaucoup de pluies et d’orages sur la Martinique pour notre arrivée. Donc ça va être chaud bouillant cette histoire. Et il pourra vraiment tout se passer jusqu’au bout. Aujourd’hui, on va essayer de bien se reposer malgré la chaleur parce que là dernière nuit promet d’être longue et animée. Alors faites comme nous, ne lâchez rien et on en reparle demain.

Corentin a bord de SNSM, faites un don ! A moins de 300 milles de l’arrivée

Des Diamants bruts

En plus des quatre courses disputées en quatre classes différentes, une récompense distingue les plus rapides entre le passage au rocher du Diamant au sud de l’île et l’arrivée à Fort-de-France sur sa côte ouest. Le Maxi Banque Populaire XI (ULTIM), Mon Bonnet Rose (Ocean Fifty) et Macif Santé Prévoyance (IMOCA) l'ont emporté. De quoi valoriser, surtout, ce lieu iconique de la Martinique, un concentré de biodiversité et d'histoire.
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Message du bord - Class40 Centrakor Hirsch

Hello la Terre,

Derniers jours sous haute tension. On pourra peut-être en faire le titre de la fin de cette Transat.

Décidément, la météo aura offert un ensemble de possibilités très vaste : entre les Nordistes qui redescendent plutôt mieux que prévu, et les retardataires qui bénéficient d’un renforcement du vent par le sud-est…

Tout cela va donner un finish sous tension. Tout dépendra de la façon dont chaque équipage arrivera à trouver la meilleure route dans ce vent si difficile à prévoir.

On a hâte d’arriver : l’inconfort général, la fatigue, et le fait qu’il ne reste plus grand-chose dans les sacs à bouffe commencent à peser. Mais en même temps, on se dit : dommage, c’est déjà fini !!!

Les nuits étoilées de dingue, les levers du jour avec le petit-déjeuner sur le pont, la bataille avec les sargasses, la petite accélération du vent à La Palma de nuit, sous spi et pleine lune, ce passage de front orageux avec d’énormes grains actifs (effrayants sur le coup, mais incroyables à voir), le redépart de La Corogne…

Bref, tant de belles images.

C’est comme quand on est gamins et qu’on part en colo sans connaître personne, sans trop avoir envie d’être seuls. Et puis au final, c’est la poilade, tu te fais plein de copains, tu t’éclates. Et voilà qu’il faut reprendre le bus retour, avec tes parents qui t’attendent à l’arrêt et te demandent : « Alors, raconte-nous, c’était comment ? »

Et là, en fait, tu ne sais même pas par où commencer tellement c’était bien ! Il y a des milliers de choses à raconter, des bonnes comme des moins bonnes… mais toutes font partie de l’histoire.

Mika

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