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CLASS40
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🎬 Récap du 14 novembre
Class40
Game of boats
Dans un finish survolté, les Class40 s’arrachent chaque mille dans un mano a mano haletant. Épuisés mais inflexibles, les duos se livrent une bataille millimétrée. Rien n’est joué : la victoire pourrait encore se décider à la minute près en Martinique.
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Vacations audio
Ce matin à la vacation, les deux leaders parlent de leur course et de leurs échanges humoristiques. A écouter en cliquant ici.
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Mot du bord de Mikael Mergui - Centrakor Hirsch
Nuit très dure à bord, à batailler avec les sargasses qui viennent s’agglutiner sur la quille et le safran, ce qui nous ralentit beaucoup, rendant parfois le bateau très dur à barrer.
C’est très compliqué pour nous, on subit un peu, d’autant plus que cela prend beaucoup de temps et d’énergie à enlever…
C’est tout ce temps de moins à performer, barrer, dormir et faire de la météo.
Le ciel est couvert, ce qui nous arrange pour éviter en plus de griller. Hier, j’ai pris un coup de soleil léger sur le blanc du haut des cuisses, la partie qui ne voit pas beaucoup le soleil…
La good news du jour, c’est que nous sommes passés sous les 1 000 milles de l’arrivée.
On sent que la fin approche, les sacs de nourriture sont plus légers et il y a moins de choix.
Il reste 2 saucissons et 2 plaquettes de chocolat qui ont bien fondu ; j’attends le soir pour le manger à la cuillère devant la télé, avec le chat qui ronronne sur les genoux.
Mika
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Message du bord - CLASS40 VOGUE AVEC UN CROHN
Bonjour la terre !
A bord du Class40 VOGUE AVEC UN CROHN, on commence sérieusement à compter les jours qui nous séparent encore de l'arrivée.
La bataille au sein de notre groupe du sud fait toujours rage avec beaucoup d'intensité. A tel point que nous avons passé près de 24h à naviguer à vue avec INLAND ROOTS OCEAN SOUL, parfois à moins de 2 milles d'écart, comme à l'entrainement à Lorient.
Dans ce régime de vent d'alizés faiblards, les prévisions sont approximatives et les grains (des nuages de basse altitude) s'invitent à la fête pour perturber complétement la route prévue.
Les gains et les pertes se font donc au rythmes des zones de pressions et des bascules de vent plus ou moins anticipées.
Approchant de la fin de course, il nous faut devenir plus agressifs dans nos choix stratégiques pour espérer marquer une différence significative tout en dosant le niveau de risque en cas d'échec.
C'est passionnant, grisant, mais aussi souvent stressant et parfois frustrant.
A bord, il fait de plus en plus chaud. Aujourd'hui le ciel est couvert d'un épais plafond de nuages gris, il fait lourd.
Jusqu'ici épargnés par les sargasses, ces algues présentent dans le sud-ouest de l'Atlantique Nord sont maintenant visibles à perte de vue.
Elles s'amassent en immense plaques flottant à la surface de l'eau parfois sur des kilomètres. Elle se coincent dans la quille, les safrans et ralentissent notre progression déjà pénible avec ces vents instables.
A défaut de pouvoir les éviter, nous scrutons en permanence la caméra de quille et essayons d'évaluer à partir de quelle densité il faut effectuer une marche arrière pour les retirer.
Côté vivres, nous sommes déjà en panne de petits-déjeuners, mais qui n'a jamais rêvé secrètement d'un bon rougail saucisse au petit jour ? La variété vient à manquer mais nous aurons de quoi tenir sans rationnement jusqu'au bout.
Les bateaux en tête du groupe du nord ont bien progressé ces dernières heures. Il est probable que les leaders croisent devant nous avant les Antilles, reste à savoir combien passeront.
Notre date d'arrivée estimée est le 18 novembre en fin de journée.
Bonne journée à tous,
Max & Pierre-Louis à bord du CLASS40 VOGUE AVEC UN CROHN
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Chronique du dimanche, mais en avance - par Corentin Douguet - SNSM Faites un don !
Vendredi 14 Nov
A bord de SNSM, faites un don !
Par 20*30N 49*W (à peu près à 800 milles de l’arrivée)
Il est 7h UTC, 4h du matin là où nous sommes et 8h en Métropole.
Un beau croissant de Lune, un ciel dégagé, des étoiles par milliers. La mer est plate, le vent de 8 à 10 nds souffle de l’est-sud-est et notre bolide file à la vitesse du vent vers la Martinique.
Le pilote automatique barre, et nous nous relayons au réglage des voiles avec Axel. Régulièrement, il faut réveiller celui qui dort pour passer du gennaker au Spi, et inversement, au gré des légères variations du vent. Manœuvre bien évidemment réalisable en solitaire, mais c’est tellement plus rapide à deux.
Il faut aussi régulièrement enlever les sargasses qui se coincent dans la quille ou le safran et nous font perdre 1 ou 2% de vitesse.
Car bien que nous soyons à 230 milles de nos amis normands, chaque mètre gagné compte. Il se pourrait bien que ça se termine dans un mouchoir de poche. Peut être que les 21mn 38s d’avance acquises à La Corogne auront leur importance.
À chaque sortie des nouveaux fichiers météo, nous faisons tourner les routages pour optimiser notre trajectoire bien sûr. Et quand on a fini, on route Seafrigo. Un coup il finit devant, un coup c’est nous qui finissons devant…
Il est donc bien trop tôt pour se hasarder à un quelconque pronostic. La météo n’est pas une science exacte, chacun peut avoir son lot de pépins techniques (Axel a refait la drisse de spi cette nuit). Et on n’oublie pas les autres concurrents, dont notamment Pietro et William qui ne sont pas loin derrière Seafrigo.
Voilà de quoi vous pourrir les 4 jours qui viennent en cliquant frénétiquement sur la cartographie (c’est pas la peine de s’énerver, c’est mis à jour toutes les heures à H+4mn. sauf dans les derniers milles ou ce sera quasiment en live).
Quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien. Parce qu’on est comme ça, pour tous ceux qui nous soutiennent, partenaires, mécènes, familles, amis, supporters et pour tous les bénévoles de la SNSM.
Bon week-end les terriens
Ceux qui vont sur la mer vous embrasse.
Corentin























