J'ai déjà participé à des courses et des transats en Mini 6.50 et en Class40, mais l'IMOCA est un tout autre animal : plus grand, plus sauvage et nettement plus exigeant. Chaque mouvement doit être calme et précis, car une seule erreur peut se transformer en un très gros problème ! Louis a été incroyablement généreux, m'apprenant non seulement le fonctionnement et les performances du bateau, mais aussi l'esprit de la voile IMOCA. J'apprends énormément à ses côtés et, honnêtement, je ne pouvais rêver meilleure salle de classe que le milieu de l'Atlantique.
Cette course m'a fait réaliser à quel point je veux être sur la ligne de départ du Vendée Globe en 2028. En même temps, je ressens aussi une sorte de pression positive. C'est comme le calme avant la tempête : excitant, un peu effrayant, mais exactement le genre de défi que j'aime.
Quand Louis a accepté de naviguer avec un Japonais qui ne parle pas français, je me suis dit : ‘’Waouh, il est vraiment courageux !’’ Bien sûr, nous étions tous les deux un peu hésitants au début, mais après plusieurs jours de navigation ensemble, nous avons établi une véritable relation de confiance. Parfois, la communication se fait à coups de gestes et de bruits étranges, mais ça marche ! J'admire vraiment sa patience et sa gentillesse... surtout quand je fais une petite erreur et qu'il se contente de sourire au lieu de crier. C'est ça, le vrai leadership.
Mon objectif principal est d'arriver en Martinique en bonne forme et avec un bateau en bon état, mais c'est quand même une course ! Bien sûr, je veux terminer le plus vite possible. Pour l'instant, les bateaux autour de nous sont assez éloignés les uns des autres, il n'y a donc pas beaucoup de place pour de grandes manœuvres stratégiques. Mais pour moi, chaque mille parcouru est l'occasion d'apprendre quelque chose de nouveau sur le bateau. Je suis toujours en « mode étudiant », j'essaie juste d'obtenir mon diplôme avec de bonnes notes à l'arrivée.























