Entre frissons et alizés

Certains ont encore leur polaire en Espagne alors que les multicoques flirtent avec les alizés et la douceur du thermomètre. Une journée encore riche en rebondissements sur la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. Coups de coeur et coups durs du jour
ULTIM

Les mots du bord d'Armel Le Cléac'h - MAXI BANQUE POPULAIRE XI

On est reparti à 100 %. Avec Seb, c'était totalement relancé. On était à fond de trajectoire. Même s'il n'y avait pas de vent, on a essayé de faire avancer le bateau au maximum. On a fait des manœuvres rapides. On est concentré à 200 %. Le bateau est en bon état. Les distances sont améliorées en termes de mer. Il y a encore un peu de houle. Ce qui permet d'avoir du vol stable et d'aller vite. C'est excellent ! 

Armel Le Cléac'h

IMOCA

30/10/2025 Message audio de Samantha Davies

Message du bord Samantha Davies - Initiatives Coeur

" C'est chouette, on a un beau match pour descendre aux Canaries.

Tout va bien sur le bateau Initiatives Cœur. Avec Violette, on travaille un peu la stratégie, on essaie de faire les belles manœuvres, d'avoir la bonne voile au bon moment. Ce n'est pas évident parce que le vent est hyper instable. "

Class40

« En une demi-seconde, l’avion a couché le bateau »

Mercredi matin, Jérôme Delire et Caroline Dieu (Innovad.Group – XLG) ont été témoins d’un incident rare. Dans le golfe de Gascogne, le survol à basse altitude d’un avion privé a couché leur bateau, ce qui a fortement endommagé leur spi. Après avoir montré leur détresse dans une vidéo publiée hier, Jérôme est revenu ce matin sur les circonstances de cette mésaventure peu banale.

En pleine tempête

Alors que la plupart se sont réfugiés (les Class40) ou que d’autres l’ont évitée (les multicoques et la plupart des IMOCA), quelques bateaux de la flotte doivent affronter la forte dépression qui s’abat sur la côte Atlantique. Dans des conditions harassantes, avec 30 nœuds de vent moyen, des rafales à plus de 45 nœuds, la priorité est avant tout de préserver les skippers et le bateau. Témoignages avec les expériences des uns et des autres en vacation.
Ocean Fifty

Les mots du bord de Damien Seguin - Solidaires En Peloton

Je me sens bien avec Thibaut, on arrive à bien se relayer à bord du bateau. Et ça, c'est aussi parce qu'on a confiance l'un dans l'autre sur la façon de pouvoir gérer le bateau quand l'autre est à l'intérieur en train de se reposer. Donc ça, c'est un vrai atout qu'on peut avoir.  Là, on aborde les Canaries, on est ensemble, on est tous les deux dans le cockpit, on va se faire à manger ensemble ce midi. Et ça, c'est plutôt sympa. En plus, on profite du fait qu'il fasse nettement meilleur et que ça mouille moins sur le bateau.

Damien Seguin

A l’Est, du nouveau

A défaut de pouvoir se projeter dans de grands scénario océaniques, La TRANSAT CAFE l’OR visite l’Europe et l’Afrique ce matin. L’Espagne sert de refuge aux Class40, le plan de vol des ULTIM et des Ocean Fifty prévoit de piquer vers les plages du Maroc et de la Mauritanie encore une bonne journée, à la recherche de l’alizé qui commence à s’installer doucement au Sud des Canaries. Quant aux IMOCA, ils sont aux prises avec une épineuse dorsale. Mais rassurez-vous, personne ne fait de tourisme ! Ce matin, chacun s’applique à passer dans un trou de souris, à moins que ce soit le chas d’une aiguille.
Class40

Les mots de la nuit - Joël Paris, RÊVE À PERTE DE VUE - QWANZA

Salut à toutes et tous 
Nous sommes partis il y a maintenant 2 jours et il faut que je compte sur mes doigts pour être sûr 

En mer le temps et l’espace sont très différents du vôtre. Pour vous nous ne sommes qu’un point qui avance tant bien que mal sur une cartographie. Mais je vous assure je suis bien réel...Et quel réel !  En fait c’est inénarrable. 
Je suis totalement dons mon réel : faire avancer le bateau du mieux possible. Et cela a tant de conséquence : confort inexistant ; on vit un peu comme des sangliers tout de même. Nous mangeons quand c’est possible ; heureusement que ma chérie avait acheté des barres céréales. Ça tapait bien trop à la cuisine. Goulven et moi avons dû perdre quelques neurones dans l’histoire à force de nous taper au plafond. 
Et la première nuit, impossible de dormir tant par le vacarme que par la tension…
Là ça y est suis dans le rythme et content d’être là.
Je dois vous avouer qu’à l’idée de prendre une grosse fessée dans le raz Blanchard, je serais bien resté sous la couette. 
Et au large de me dire : « mais pourquoi tu fais tout ça … » ! Et je reste poli. 

La trouille quoi !! Alors petit à petit, je suis revenu dans le bateau. Me concentrer sur le réel. Rien que le réel : s’accrocher se nourrir et se reposer et arrêter de penser à « si ça casse ». 
Débrancher le cerveau ça fait du bien sinon je crois qu’il y a parfois la possibilité de pêter un plomb. 
Et moi quand c’est trop méchant dehors je ne regarde que l’arrière … 
Je ne dois pas être le seul car Sam Davis avec qui je discutais me disait que j’avais du bol de pas bien voir les grosses vagues. Hélas je les vois aussi Sam !!

Joël Paris - Rêve à perte de vue - Qwanza

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