Récap du 12 novembre 🎬

Regardez les OnBoard des skippers !

Tous les jours ils nous envoient des vidéos, vivez la course à travers leur yeux !

Toutes les vidéos ici !

Class40

À qui perd gagne

Ils sont encore 36 Class40 à naviguer sur l’océan et suivre la Route du Café. Deux groupes se dessinent sur la carte : huit bateaux continuent de suivre une trajectoire nord, tandis que le reste de la flotte glisse plus au sud, cherchant à tirer parti des alizés. À quelques jours de l’arrivée, rien n’est joué et difficile de donner un pronostic sur le duo vainqueur. À la vacation ce matin, les leaders eux-mêmes étaient bien incapables d’imaginer un dénouement.
Class40
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© Team

Selfie à bord du Class40 Centrakor Hirsch

Hello la Terre,

Ici la capsule Centrakor Hirsch !
On se refait un remake façon Apollo 13 : dans le film, ils réparaient le système d’air avec du grey tape…
Dans la vraie vie, disons qu’on a essayé, mais avec la starlink, ça ne marche pas ! 

Bref, les emm*rdes, ça vole en escadron, comme disait Coluche.

La perte de notre antenne haut débit est très préjudiciable, à la fois pour la performance et pour vous donner des nouvelles de notre aventure… qui a pris un léger tournant !!!
Pas facile d’être compétitifs quand on récupère les positions seulement une fois sur quatre, et qu’on arrive à télécharger le fichier météo avec cinq heures de retard.

On a perdu quelques précieux milles sur nos adversaires ces deux derniers jours, mais il reste du chemin : encore six jours de course !
ETA le 18 vers 21h, mais ça peut encore changer…

Sinon, tout va bien.
Notre vie est bien organisée à bord, on essaie d’échanger sur la stratégie quand on peut.
La chaleur est montée d’un cran aujourd’hui, et le vent a molli.

Je vais faire tourner un peu plus le dessalinisateur afin d’anticiper une douche – la première depuis le départ !
Et peut-être une lessive de tee-shirts, histoire que le public puisse nous approcher à l’arrivée 

Le bateau est en bon état, malgré une bonne couche de sel accumulée avec les vents forts.
L’humidité et le sel ne sont pas tendres pour l’équipage, alors on redouble d’attention pour éviter les irritations.
Le coussin anti escarres reste un allié précieux !
Pas de photo, il va falloir nous imaginer, mais le repas de ce midi est un régal :

Riz basmati, tomates et basilic de mon jardin, accompagnés de leurs filets de sirènes argentées (filets de sardines achetés à La Corogne).

De quoi se réconcilier avec la vie : une chose si simple, et si bonne !
Mikael Mergui

IMOCA

Sans foils, mais avec panache

Ils n’avaient pas les mêmes armes que les célèbres foilers, mais ils ont prouvé que la performance ne se mesure pas qu’en nœuds. Café Joyeux et Fives Group – Lantana Environnement, respectivement 13e et 14e, en terminent avec la TRANSAT CAFÉ L’OR, en tête des bateaux à dérive.
Class40

Journal de bord : Joël Paris, Rêve à perte de vue - Qwanza

Salut à toutes et tous,
Vous, les marins pro, vous êtes quand même de sacrés malades ! 
Je vous explique : cela fait désormais 20 heures qu’on se trimballe à 10 nœuds par vent de travers. Concrètement cela signifie que vous roulez à 100 km h sur un chemin de campagne. Et le tout penché à 45 degrés…Sur un chemin de campagne, vous pouvez vous arrêter. Ici, non ! Et cela devrait durer encore 48 h. 

La situation a quelques avantages vous me direz : on est mieux allongé ! 
Alors nous comme on a poussé le confort à son point extrême nous avons des grands poufs eux même calés entre des sacs à voiles forcément humides voire davantage. Ensuite imaginez qu’il vous vienne vos besoins naturels, comme on dit pudiquement. Vous prenez votre seau, le notre a une lunette, et cherchez l’endroit pour vous calez sans vous faire éjecter…
Et encore, moi je ne suis qu’en Class40 ancienne génération, qui vont moins vites et qui tapent moins. Je n’ose imaginer la vie en IMOCA. 
Qu’on soit clair je ne me plains pas du tout. La phrase du commandant Éric T. « naviguez….choix de ses contraintes …. Privilège » écrite au dessus de ma tête, est là pour veiller aux quelques pleurnicheries dégoulinantes. 
Et puis cet emprise du réel où tous nos gestes du quotidien revêtent une importance dingue. Seul compte le présent. Le présent voir le présent. Et ça c’est aussi un luxe que je vous raconterai bientôt. 

A 400 Milles Nautiques dans l’ouest des Canaries
Joël Paris 

Class40

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IMOCA

Fives Group - Lantana Environnement - 14ème en IMOCA

L'IMOCA Fives Group - Lantana Environnement, skippé par Louis Duc et Masa Suzuki, a franchi la ligne à 04:11:59 heure locale (09:11:59 à Paris). 

Temps de course : 16 jours, 18 heures, 41 minutes et 59 secondes

Écart avec le 1er  : 4 jours, 22 heures, 56 minutes et 41 secondes

Distance parcourue :  5 010.48 milles à la vitesse de 12.44 nœuds 

Class40

Journal de bord : Achille Nebout, Amarris

Ça y est, je ressors de ma grotte … j’ai passé quasiment un jour dans le bateau. Complètement épuisé, lessivé. J’ai eu une aura migraineuse. Rien de grave mais ça a été quand même assez impressionnant parce que ce sont des symptômes qui ne sont normalement pas très réjouissants : j'arrivais plus à trouver mes mots, à parler, à bouger mes mains, des fourmillements partout et un très gros mal de crane. C’était un peu chaud et puis au final le médecin a fait un très bon diagnostic. 

C'est derrière nous ! Gildas a pris le relais pendant 24 heures, il m'a beaucoup aidé. Il m'a rendu la pareille deux ans plus tard  (Gildas avait subi une commotion cérébrale lors d’un planté du bateau sur la dernière transatlantique). 

On est à nouveau 100% en course ! Les conditions se sont bien calmées, c'est agréable.  15, 16 nœuds au portant, sous spi. 

On essaie de savoir comment terminer cette course qui ne n'en finit jamais ! A chaque nouveau routage c’est toujours plus long. Il nous reste à peu près 8 jours de course et comme vous l'avez vu, il y a trois bateaux qui se sont échappés dans notre option du Sud.  On n’a rien pu faire en vitesse clairement ce n’était pas vraiment les conditions de notre bateau.

Il faut tenir, il y a ceux de derrière qui ne sont pas très loin ! Puis après il y a le groupe du Nord à surveiller ….

On va se battre pour passer devant eux et surtout finir sans regret cette course ! Pour l'instant on navigue quand même bien, il nous a manqué un petit truc en vitesse mais mise à part ça on réalise une belle transat.

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